mercredi, 14 octobre 2009

Jean sans terres sur la défensive !

Face à la polémique soulevée par l’arrivée programmée de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD, les tentatives de rattrapage médiatique de l’exécutif frôlent l’indécence.

Si la réponse de Jean Sazkozy à ses détracteurs par quotidien et journal télévisé interposés relève de l’exercice normal du débat démocratique, la contre-attaque médiatique orchestrée par l’Elysée souligne la déliquescence morale de l’exécutif.

Comment peut-il en être autrement lorsque le chef du gouvernement, le conseiller spécial de l’Elysée et tout ce que le gouvernement compte de Secrétaires d’Etat se ruent dans les médias pour sauver le fils du Président en assenant des arguments dont la validité purement technique ne peut cacher l’illégitimité sur le fond.

Le pouvoir exécutif en place prend-t-il à se point les Français pour des idiots ?

Où est en effet la prétendue légitimité de Jean Sarkozy, issue du suffrage universel ou du vote de ses pairs, lorsque la victoire est acquise à l’avance ? Qu’elle est cette drôle de « compétition », évoquée par le Premier Ministre, dans laquelle il n’y a qu’un seul concurrent ?

En citant Le Cid, Patrick Devedjian était sur la bonne voie. Il s’est tout simplement trompé de passage. La citation qui convient le mieux à cette mascarade est sans conteste qu’ « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».

vendredi, 11 septembre 2009

TRIBUNE : Réforme des collectivités

Subsidiarité, concurrence et expérimentation : les trois clés pour une réforme gagnante des collectivités territoriales

Serpent de mer de la politique française, la réforme des collectivités territoriales, maintes fois annoncée et reportée, semble enfin se faire jour. Le gouvernement examinera en effet dans le courant du mois de septembre le projet de loi de réforme dont les principales mesures sont d’ores et déjà connues :

- fusion du Département et de la Région avec l’élection de conseillers territoriaux siégeant dans les deux assemblées ;

- « rationalisation » de la carte de l’intercommunalité par la suppression des multiples syndicats intercommunaux et élection au suffrage universel direct des conseillers communautaires ;

- création d’un nouveau statut de métropole réunissant, à l’instar de Paris, les compétences départementales et intercommunales pour les principales agglomérations françaises.

La pertinence de cette réforme n’est plus à démontrer et les bénéfices que l’on peut en attendre sont évidents :

- amélioration de l’efficacité et de la cohérence des missions menées par les collectivités territoriales permettant une meilleure adéquation des prestations et des services aux réalités individuelles des bénéficiaires ;

- clarification du fonctionnement et des attributions des différentes collectivités territoriales permettant un meilleur contrôle par les citoyens ;

- réduction des coûts de fonctionnement des collectivités territoriales permettant un allègement significatif de la fiscalité locale et du recours à l’endettement.

Cependant, la tentation est forte pour les forces jacobines en place de profiter de la simplification du « mille-feuilles » administratif pour dupliquer au niveau régional, les pratiques centralisatrices et interventionnistes de l’Etat national.

C’est pourquoi, cette réforme pour atteindre les objectifs annoncés doit se faire dans le strict respect des principes de subsidiarité et de concurrence, en laissant une large place à l’expérimentation.

Le respect du principe de subsidiarité est la garantie d’une réforme intelligente.

La dévolution d’une compétence à une collectivité territoriale n’est en effet légitime et pertinente que si la société civile ou la collectivité territoriale de niveau inférieur a démontré son incapacité à traiter efficacement les problématiques propres à ce domaine. Au-delà, de la suppression de la clause de compétence générale pour le Département et la Région, la réforme devrait ainsi également être l’occasion d’une remise à plat et d’une décrue des domaines d’intervention de la sphère publique afin de rendre toute sa place à la société civile dans le sport, la culture, l’éducation, la formation, l’assistance sociale, ou bien encore le développement économique.

Le respect du principe de concurrence est la garantie d’une réforme vertueuse.

Moteur de l’amélioration permanente du rapport qualité / prix des prestations et des services fournis par les collectivités à leurs administrés, la concurrence nécessite l’adoption d’un cadre législatif assurant l’autonomie, notamment financière, des collectivités vis-à-vis de l’Etat et des collectivités de niveau supérieur. Elle nécessite également la suppression des mécanismes de péréquation qui, pour le plus grand malheur des bénéficiaires et contribuables locaux, sont autant de dispositifs anti-concurrentiels.

Les textes instituant la réforme doivent également permettre aux exécutifs locaux de recourir massivement à l’expérimentation tant en terme d’agencement géographique que de répartition des compétences. L’expérimentation permettra en effet de prendre en compte les spécificités de chaque territoire et de chaque population mais aussi d’améliorer en permanence la nouvelle organisation territoriale afin de l’adapter aux évolutions et impératifs de notre société - une suppression pure et simple des Départements pourrait ainsi être expérimentée dans certaine Régions s’y prêtant comme la Corse, l’Alsace ou en Outre-Mer.

On peut, néanmoins, douter de la capacité du gouvernement à mettre en œuvre une réforme d’une telle ampleur.

Sa détermination est d’ailleurs, d’ores et déjà, mise à l’épreuve par les organisations d’élus locaux au travers des protestations émises contre le projet de nouvelle répartition des impôts locaux engendré par la suppression de la taxe professionnelle.

jeudi, 16 avril 2009

Congrès Européennes

Bandeau AL.jpg

Chers adhérents, chers sympathisants,

Le dimanche 26 avril, Alternative Libérale organise son grand meeting de campagne. Cet événement, dans la lignée de nos congrès de 2006 à la Cigale et 2007 au Bataclan, se tiendra à Bobino. 

Ce meeting sera le point d’orgue de la campagne : ne manquez pas ce grand événement. 

Bobino.jpg
 

Rendez-vous dans ce lieu d'exception, pour venir rencontrer Sabine Herold, Hervé Mariton, Alain Madelin, Philippe Simmonot ainsi que des porte-parole de partis libéraux européens.

Venez donc nombreux, pour soutenir vos candidats et écouter nos propositions pour les élections européennes.
Nous vous attendons :

dimanche 26 avril,
de 14h30 à 17h30,
à Bobino, 14 rue de la Gaîté (Paris 14ème)

Réservez dès à présent vos places en nous écrivant à congres@alternative-liberale.fr   

Prévenez largement autour de vous : libéraux, non-libéraux curieux de nos idées : tous sont les bienvenus!  

Retrouvez les candidtas, nos propositions et nos derniers passages médias sur notre site de campagne: www.votre-europe.fr  

Librement,

Le bureau d'Alternative Libérale  

 [voir le site d'Alternative Libérale] / [voir la blogosphère AL]

mardi, 22 janvier 2008

Tout le monde en parle

De la presse quotidienne nationale aux nouveaux médias sur Internet en passant par la TV (publique ou privée), tout le monde en parle, et les avis sont quasi-unanimes parmi les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs:

 

Oui il faut supprimer les Départements !

Petit échantillon:

Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/economie/2008/01/21/04001-20080121...

Libération : http://www.liberation.fr/actualite/politiques/303007.FR.php

Agoravox : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=34350

Yahoo.com : http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=2008012201...

Politique.net : http://www.politique.net/2008011001-commission-attali-sup...

M6info : http://www.m6info.fr/html/m6_infos/blog/index.php?2008/01...

France 5 : http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resu...

 

Je ne peux bien évidemment que me réjouir d’un tel enthousiasme. Mais attention ne tombons pas dans le piège du jacobinisme et de l’uniformité.

 

C’est aux élus locaux de prendre leur responsabilité et leur destinée en main pour que cette réforme se fasse, par l’expérimentation, dans le respect du principe de subsidiarité et des différentes réalités de terrain.

 

De ces deux conditions dépendent la préservation de nos intérêts de citoyens et d’individus face aux nouvelles tentations centralisatrices.

mercredi, 17 octobre 2007

Elections internes d’Alternative Libérale

Le 28 octobre prochain notre mouvement va connaître un évènement majeur dans sa jeune histoire : l’élection par les adhérents de son Bureau, bras exécutif, et de la première moitié de son Conseil National, parlement et véritable conseil de surveillance du parti.

Ces deux organes vitaux au développement d’Alternative Libérale ont été définis au cours de nombreux débats internes et instaurés par les nouveaux statuts choisis par les adhérents le 23 septembre dernier.

L’élection du 28 octobre conditionnera l’action d’Alternative Libérale dans les deux ans à venir et impactera fortement sur son évolution à long terme.

C’est pourquoi j’ai décidé de m’impliquer pleinement dans cette échéance en acceptant la sollicitation d’Aurélien Véron de rejoindre sa liste pour le Bureau.

67955a5cd5782901abb314670c68165f.jpg

Au-delà de l’approche et de la vision pour Alternative Libérale (cf. motion de notre liste « pour un libéralisme authentique ») que je partage entièrement avec Aurélien et le reste de nos colistiers, l’équipe que nous soumettons au vote des adhérents d’AL a deux qualités essentielles pour réussir son mandat et faire gagner Alternative Libérale :

-          Elle est constituée de personnes expérimentées dont le savoir-faire, sur les différentes problématiques qu’elles ont eues à traiter, est reconnu de tous :

o        Jean-Paul Oury aux relations presse,

o        Christian Tarro Toma aux évènements et à la logistique,

o        David Poryngier à la communication,

o        Aurélien pour le programme et les relations avec les associations libérales,

o        Edouard Fillias dans les médias,

o        Ludovic Lassauce dans l’organisation générale du parti

o        Laurence Petit et moi-même sur nos campagnes aux législatives.

 

-          Elle regroupe toutes les grandes sensibilités politiques existantes au sein d’Alternative Libérale :

o        Libéralisme classique

o        Libéralisme « conservateur »

o        Gauche libérale

o        Libertarianisme

 

J’espère que ces arguments et la lecture de notre motion vous convaincront de soutenir et de voter pour notre liste à l’élection du Bureau pour qu’Alternative Libérale devienne le grand parti libéral, « la grande maison des libéraux », que nous appelons tous de nos vœux.

Librement,

Louis-Marie Bachelot

Motion “Pour un libéralisme authentique”

Liste

Aurélien Veron (Président)

Ludovic Lassauce (Secrétaire Général)

Louis-Marie Bachelot (Trésorier)

Jean-Paul Oury

David Poryngier

Christian Tarro Toma

Laurence Petit

Edouard Fillias

Une liste pour la liberté

Notre liste défend un libéralisme authentique, ni socialiste, ni conservateur, basé sur les valeurs de liberté et de responsabilité individuelle, ancré dans la tradition d’un engagement libéral plusieurs fois centenaire. Nous considérons que la personne est la mesure de toute chose : pour la défendre, nous voulons multiplier les contre-pouvoirs dans la société. Notre combat politique se fait au nom de principes : nous n’entendons pas négocier le moindre d’entre eux.

La France a peur. Elle a peur de l’Europe, peur des étrangers, peur de l’entreprise, peur de la mondialisation, peur d’elle-même et de son avenir.

Si les Français ont peur aujourd’hui, c’est pour de bonnes raisons : émeutes urbaines, taux de chômage persistant, déficits abyssaux, remboursements sociaux en berne, et surtout, incapacité avérée des gouvernements successifs à réformer ce pays où tout dégénère en grèves. Plus grave encore que nos difficultés économiques, notre société s’est engluée dans un ordre dirigiste, où tout ce qui se fait, tout ce qui se dit, doit être visé par une autorité légale. Notre santé, nos vies privées, notre droit à nous exprimer librement, sont soumis à l’omniprésente régulation publique. Au nom de notre bien-être, de notre bonheur, l’Etat et les hommes politiques ont mis la France sous cloche, anesthésiant notre capacité d’initiative et notre envie de différence.

Il n’y a pas un homme politique dans ce pays qui n’ait fait des craintes des Français son fond de commerce. Tous promettent plus de sécurité, plus d’ordre, plus de prise en charge des problèmes. Surenchère d’une proximité de façade et de propos sécuritaires: le populisme est désormais la tendance lourde de la vie publique. Et c’est ainsi que l’Etat n’a jamais autant été une menace pour nos libertés.

Si nous jugeons, comme le FDP allemand, qu’il faut « Autant d’Etat que nécessaire, aussi peu d’Etat que possible », il est incontestable que l’Etat a acquis un rôle inadmissible dans notre pays. Il se mêle de tout et échoue souvent : déficits chroniques, dépenses publiques en hausse constante, dette écrasante sont les tristes stigmates de ces dérives qui pèsent sur les générations futures.

Les hommes politiques de droite et de gauche continuent à proposer les mêmes solutions aux mêmes problèmes. Ils ne comprennent pas que seul un changement radical de fonctionnement de notre démocratie est à même de les résoudre. C’est pourquoi nous défendrons les thèmes essentiels que sont le changement de notre système social, le rétablissement de la justice pour tous et de l’égalité des droits, la construction d’une démocratie à la hauteur d’une société libre et la défense pied à pied des libertés individuelles.

Nous plaidons pour la liberté et la responsabilité individuelle, parce que nous avons la conviction que les Français ont beaucoup des réponses à leurs problèmes en eux-mêmes. Nous voulons nous battre pour un autre modèle de société, fondée non plus sur la contrainte imposée d’en haut, mais sur la liberté de choix. Sur la confiance que nous nous portons tous mutuellement, car nous sommes tous responsables et capables d’assumer nos choix. A la société de la peur et ses traditionnelles réponses politiques dirigistes, nous voulons défendre une société de confiance et de choix.

Nous sommes pour défendre la capacité de chacun à s’autodéterminer, tout en s’assurant que les plus démunis, ceux qui sont brisés par les circonstances parfois dramatiques de la vie, sont protégés. Nous voulons une société du libre choix, qui puisse faire la démonstration à chaque Français qu’il n’y a rien à perdre à essayer la liberté.

La Grande Maison des libéraux

Notre premier objectif est de faire d’AL la « Grande Maison » où tous les amoureux de la liberté se rencontrent et débattent : le parti où chacun peut se retrouver, avec ses différences, sur un message et un objectif commun. Nous nous engageons à faire vivre la vie démocratique interne. Chacun doit pouvoir trouver sa place et s’impliquer dans la réflexion du parti.

Nous souhaitons nouer des liens et développer des relations constructives avec les associations et tous ceux qui mènent des combats communs.

L’ambition de notre liste est de permettre à Alternative Libérale de ne pas se contenter de porter un message, mais aussi de faire élire ses adhérents à des fonctions politiques européennes, nationales ou locales de responsabilité.

Dès lors, conformément au projet énoncé par les fondateurs d’Alternative Libérale, nous choisirons nos alliances politiques, sous le contrôle du Conseil National, si nous les jugeons nécessaires pour être élus, en fonction du « mieux disant » libéral. Pour l’heure, nous n’avons aucun allié : ni le PS, ni le MODEM, ni l’UMP n’ont nos faveurs.

Alliance ne signifiera jamais dépendance : notre liste s’engage à défendre en toutes circonstances l’indépendance d’Alternative Libérale, qui se traduit par trois critères : l’indépendance médiatique, financière et la liberté de nos investitures.

Enfin, nous nous engageons à continuer le rapprochement entrepris avec nos partenaires étrangers, en particulier le FDP, en Allemagne, et l’ELDR, groupe libéral européen. 

mardi, 16 octobre 2007

Non au blocage des syndicats

Chers adhérents, chers sympathisants,

 

Dans moins de deux jours, les syndicats des transports publics, CGT-Cheminots, FO-Transports et Sud-rail en tête, ont décidé de prendre en otage, une nouvelle fois, des centaines de milliers de personnes en imposant la grève à la SNCF et à la RATP.

 

Face à ces syndicats irresponsables qui s’arc-boutent sur leur monopole de représentation pour conserver sur le dos de leurs concitoyens des privilèges exorbitants, l’association Liberté Chérie se mobilise. Elle organise demain et après-demain, les 17 et 18 octobre des actions de sensibilisation aux réformes et de dénonciation du chantage des syndicats.

055fc113016bf7570a81a3b8b5ddd759.jpgPour soutenir cette action localement et participer à la diffusion des messages de vérité, des militants d’Alternative Libérale ont décidé de prêter main forte aux sympathisants de Liberté Chérie sur Angers comme à Nantes et à Rennes en organisant une distribution de tracts dans les gares d’Angers et de Tiercé.

http://www.liberte-cherie.com/doc/federation/Tract_greves...

Si comme eux vous avez beaucoup de convictions et un peu de temps à consacrer à la défense de la liberté et à l’abolition des privilèges, vous pouvez me contacter ou contacter directement Pierre-Yves Le Denmat, responsable de Liberté Chérie à Angers.

 

Votre aide sera la bienvenue.

 

Librement,

 

Louis-Marie Bachelot

samedi, 02 juin 2007

Une nouvelle bonne raison d'être candidat

Certaines personnes se demandent parfois pourquoi je me présente aux élections législatives face à Roselyne Bachelot-Narquin.

La réponse est simple et limpide. Nous n'avons pas et ne défendons pas les mêmes valeurs.

Si la liberté d'expression est un droit sacré, elle doit s'exercer dans le respect des personnes. Notre ministre de la santé semble ne pas se soucier de ce principe fondateur comme en attestent ses propos tenus au magazine l'Express (1er juin 2007):

Roselyne Bachelot ministre de la santé, de la jeunesse et des sports à propos de Rama Yade, qui pourrait devenir porte-parole de l'UMP :

"Elle est femme et noire, elle va être promue. Heureusement qu'elle n'est pas lesbienne et handicapée, elle serait premier ministre!"

95c9495d94ce7402e8838ead448c9bba.jpg

mardi, 29 mai 2007

Bienvenue et longue vie à Génération Libre

Je prends quelques instants aujourd'hui pour saluer avec un peu de retard la naissance de Génération Libre. Voici en une dizaine de lignes leur présentation :

Créée à l'initiative de jeunes étudiants et actifs libéraux, Génération Libre a pour vocation de porter les valeurs de liberté et l'esprit d'entreprise auprès du public jeune et étudiant, catégories sociales victimes du chômage de masse, de la mauvaise orientation scolaire, et d'un discours anti-entreprise tenu aussi bien par certains médias que par certains membres de l'Education Nationale. Ces déboires sont directement responsables de la perte de dynamisme, de motivation et de vocation dont la jeunesse française est victime, ainsi que de l'impréparation à l'entrée sur le marché du travail qui ne peut qu'être nuisible à son avenir. Génération libre conduira un travail de sensibilisation et de militantisme sur le net aussi bien que sur le terrain en vue de relayer son message. Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur le site Internet : http://www.generation-libre.org

L’UNEF et l’UNEF-ID n’ont plus qu’à se tenir à carreau !


 

vendredi, 13 avril 2007

Une discussion avec René Bouin sur le bord de la route

Une heureuse coïncidence a mis René Bouin sur notre chemin hier en fin d’après-midi à Feneu.

Nous étions, Patrice Richard et moi, sur le point de repartir sur Tiercé après deux bonnes heures de visite de courtoisie en porte à porte chez les commerçants et habitants de Feneu, dans la perspective de notre réunion publique de ce soir, lorsqu’une voiture s’est arrêtée à notre hauteur. Au volant, René Bouin, député sortant de la 1ère circonscription, à qui nous avions demandé, le matin même, par voie de presse de renoncer à son potentiel parachute en or.

Une fois descendu de sa voiture, nous avons pu engager avec lui une conversation « virile mais correcte » selon l’expression chère à Pierre Albaldéjo.

M. Bouin, visiblement piqué au vif par notre demande, a, tour à tour, démenti le caractère structurellement déficitaire du système d’indemnisation des députés en cas de non réélection, l’existence d’avantages significatifs pour les députés et la faiblesse de son bilan (cf. 5 questions posées au gouvernement en 5 ans).

Entre temps, une bonne connaissance de M. Bouin ayant omis de se présenter s’est arrêtée sur le bord de la route et s’est joint à notre discussion.

A défaut de dénoncer le rallongement de « l’allocation d’attente » de 6 mois à 5 ans des députés, dont il aurait appris la connaissance ces derniers jours dans la presse, et d’accepter d’y renoncer à titre personnel, M. Bouin a concéder que plus de transparence était nécessaire.

Nos points de vue s’accordent par ailleurs sur la nécessité de mettre fin à la sous-représentation des députés issus du privé (dont il est) même si pour nous le problème est en amont du mandat (difficulté à faire campagne et prise de risque maximum pour un salarié, un patron ou un travailleur indépendant) et non pas en aval. Nous avons donc proposé à M. Bouin de communiquer ensemble sur cette question auprès des médias et d’essayer de trouver des solutions communes pour y remédier.

Il s’en est allé d’où il venait sans nous répondre. Peut-être reviendra-t-il vers nous avec des propositions ? Après l’incroyable coïncidence de notre rencontre, tous les rêves sont permis.

Louis-Marie Bachelot

Toutes les notes