jeudi, 19 mars 2009

Sortir de la crise en évitant le cercle vicieux du protectionnisme et de la dette

Texte de mon intervention à la conférence de presse nationale de lancement de la campagne des européennes du 18 mars 2009.

(Vous pouvez retrouver la vidéo de la conférence de presse sur le site http://www.votre-europe.fr/)

"Comme vient de vous l’indiquer Sabine Herold, notre 1er axe programmatique pour ces élections européennes est la crise économique, et plus précisément, le rôle que l’Europe devrait jouer pour permettre à la France comme aux autres pays de l’Union de sortir de la criseComme vient de vous l’indiquer Sabine Herold, notre 1er axe programmatique pour ces élections européennes est la crise économique, et plus précisément, le rôle que l’Europe devrait jouer pour permettre à la France comme aux autres pays de l’Union de sortir de la crise.

Vous pourriez me dire, mais pourquoi la crise alors que tout ce que le gouvernement compte de ministre passe la majeure partie de son temps à claironner, chiffres 2008 à l’appui, que la France fait mieux que ses voisins, que le « modèle français » fait, à les croire, office d’amortisseurs !

 

La réalité est que la France est effectivement dotée d’amortisseurs. Des amortisseurs de 2CV qui vont nous envoyer dans le décor dès le premier freinage sévère !

 

Or le premier freinage sévère est devant nous.

-1,8 % de croissance en 2009 selon la BCE, -1,9% selon le FMI. Le gouvernement persiste lui, tel un chauffeur en état d’ivresse, à minimiser le danger. Il nous annonce -1,5%. Et plutôt que d’alléger la voiture pour mieux contrôler sa trajectoire et faciliter sa reprise en sortie de virage, le pilote Sarkozy s’entête à alourdir la charge de la dépense publique et de l’endettement.

 

Au moins 104 Mds € de déficit pour le budget de l’Etat prévu en 2009. Avec le déficit de la Sécu (au moins 15 Mds) et celui des collectivités locales, nous dépasserons allègrement les 125 Mds € pour l’ensemble des comptes publics. Soit 6% du PIB, deux fois plus que la limite imposée « théoriquement » par le pacte de stabilité européen.

 

Au-delà de ces fameux « Critères de Maastricht », ce qu’il faut bien voir, c’est que 104 Mds € de déficit cela représente 25% du budget de l’Etat, plus de 1.500 € par Français, près de 4.000 € par personne en âge de travailler. Et ce alors même que notre dette atteint les 2.000 Mds €, l’équivalent d’une année entière des fruits du travail des Français et que plus de la moitié de cette richesse est déjà captée par le système public.

 

Alternative Libérale propose donc la mise en place de nouveaux gardes fous, véritablement contraignants, à l’échelle européenne, pour casser le cercle vicieux de l’augmentation des dépenses publiques et du recours à l’endettement massif.

 

Sans ce type de régulation, il n’y aura pas de sortie de crise comme en témoigne les multiples échecs des années 70 et du début des années 80 en France comme à l’étranger.

 

Mais sortir de la crise, c’est aussi éviter les sirènes du protectionnisme. Le libre échange reste la plus sûre garantie de la prospérité et de la paix. L’histoire européenne de ces cinquante dernières années est là pour nous le rappeler. Pour que les Français n’en doutent pas, nous les invitons également, au moins ceux de moins de 80 ans, à aller voir dans les livres d’histoires où nous a conduit la grande vague de protectionnisme qui s’est abattu sur le monde dans les années trente.

 

C’est pourquoi Alternative Libérale propose que la liberté de commercer et d’échanger, des biens comme des services, soit pleinement instaurée au sein de l’Union Européenne et que l’Europe soit le fer de lance du développement du libre échange à travers le monde y compris dans le domaine agricole.

Je vous remercie."

 

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