mardi, 28 avril 2009

Sortir de la crise en évitant le cercle vicieux de la dette et du protectionnisme

(Discours prononcé lors du Congrès d'Alternative Libérale à Bobino le 26 avril 2009)

En 1850, Frédéric Bastiat écrivait un pamphlet de douze chapitres pour expliquer à nos concitoyens de l’époque, qu’en matière économique il y a ce que l’on voit, la conséquence immédiate, favorable, d’une action ou d’une loi et ce que l’on ne voit pas, ses conséquences funestes à long terme et vice versa.

Aujourd’hui avec la crise économique, un treizième chapitre s’impose. Celui qu’Alternative Libérale a décidé d’écrire pour donner la chance aux Français de voir au-delà du miroir aux alouettes du Sarkoshow et du mirage des plans de relance puissance G20.

Ce chapitre, Sortir de la crise, nous avons décidé d’en faire le 1er axe de notre programme aux élections européennes car nous voulons d’une Europe utile qui en nous évitant les fléaux, de l’endettement, de l’inflation et du protectionnisme, nous permette de véritablement sortir de la crise.

Depuis quelques mois, nos gouvernants jouent en effet les Robins des Bois. Ils distribuent les milliards en omettant de dire à leurs bénéficiaires que le casting est limité, cumul des mandats oblige, et qu’ils sont aussi le Shérif de Nottingham qui les accable de taxes et rogne monnaie.

Des plans de relance et des gesticulations gouvernementales, ce que l’on voit, ce sont en effet les milliards pour sauver les industries, en mal de compétitivité et d’innovation, aux carnets de commande exsangues.

Ce que l’on ne voit pas en revanche, ou plutôt, ce que l’on feint de ne pas voir,

c’est :

- l’accumulation des déficits publics qui préfigurent l’ampleur des hausses futures d’impôts. Au moins 104 Mds € pour le seul déficit budgétaire de l’Etat en 2009, soit 30% de plus que ce qu’il aura comme recettes nettes. Et cela fait 35 ans que ça dure. D’ailleurs, si le gouvernement interdit les happy hours soit disant pour notre santé, en ce moment c’est l’open bar de la dépense publique et les happy hours des déficits – 2 Mds de déficits pour 1 Mds commandé – merci la gueule de bois.

Ce que l’on feint de ne pas voir, ce sont aussi :

- les milliards d’euros d’épargne des Français que l’Etat emprunte aujourd’hui pour financer une partie de ses déficits et auxquels les ménages et les entreprises ne pourront de fait pas avoir recours pour acquérir leur logement ou moderniser leurs équipements.

Ce sont enfin :

les milliards fictifs de la planche à billet qui conjugués à une baisse artificielle des taux directeurs des banques centrales sont le plus court chemin vers le retour à une inflation galopante.

Cependant, qui s’en plaindra. Sûrement pas l’Etat qui pourra ainsi rembourser en monnaie de singe sa dette colossale tout en terminant au passage de lessiver les Français qui auront encore quelques euros sur leurs livrets d’épargne.

A défaut de pouvoir compter sur le bon sens de nos gouvernants qui pour faire face au recul des rentrées fiscales auraient pu commencer par réduire drastiquement les coûts de fonctionnement de nos administrations, Alternative Libérale propose que soient mis en place de nouveaux gardes fous, véritablement contraignants, à l’échelle européenne, afin de casser le cercle vicieux de l’augmentation des dépenses publiques et du recours à l’endettement massif.

Sans ce type de régulation, il n’y aura pas de sortie de crise comme en témoigne les échecs systématiques des politiques de relances. Leur seule fonction n’est donc que politique. Il faut rassurer la population « en faisant quelque chose ».

Mais sortir de la crise, c’est aussi éviter les sirènes du protectionnisme.

Selon l’OMC 17 des 20 pays du G20 ont déjà mis en place ce type de mesures en particulier non tarifaires comme les embargo sur certains produits et les restrictions techniques ou sanitaires à l’importation.

Or ce que l’on voit par exemple avec les conditions, un temps envisagé, pour l’attribution des taux préférentiels aux constructeurs automobiles français, c’est le maintien de quelques centaines d’emplois chez les producteurs.

Ce que l’on ne voit pas, ce sont les centaines d’euros que des milliers de consommateurs auraient du débourser en plus pour se payer la même voiture.

Ce que l’on ne voit pas, c’est que le protectionnisme, dans un premier temps, appauvrit le plus grand nombre au profit de groupes restreints, avant de mécaniquement générer un appauvrissement général.

Ce que l’on ne voit pas c’est que le protectionnisme met les pays et les peuples en opposition les uns avec les autres au lieu de favoriser leur coopération.

Dans ce domaine, Alternative Libérale aspire à ce que l’Europe continue à être utile comme elle l’a été en poussant la France à abandonner les éléments protectionnistes de son plan de sauvegarde de l’automobile.

Mais l’Europe doit aller plus loin.

La liberté de commercer et d’échanger, des biens comme des services, doit être pleinement instaurée au sein de l’Union et l’Europe doit être le fer de lance du développement du libre échange à travers le monde y compris en matière agricole.

Seul le libre échange est en effet à même de garantir la prospérité et la paix.

L’histoire européenne de ces cinquante dernières années est là pour nous le rappeler, comme le traité de libre échange de 1860 entre la France et l’Angleterre pour lequel Bastiat fit campagne jusqu’à son dernier souffle et qui permis l’avènement de l’Entente Cordiale entre les deux pays après 6 siècles de rivalités et de guerres.

Je vous remercie.

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Tu auras la vidéo demain !!!

Ecrit par : Sabine | mardi, 28 avril 2009

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