dimanche, 03 juin 2007

Mes priorités pour la 1ère circonscription (2/4)

Le transport 

Entre enclavement des communes du Haut-Anjou et engorgement routier dans les basses vallées, notamment sur la D 52 entre Tiercé et Angers, le transport est une problématique majeure de la 1ère circonscription. La situation ne s’est d’ailleurs guère améliorée pour les premières et s’est fortement dégradée pour les secondes au cours des dernières années. Or, la D 52 pourrait faire l’objet de modification pour améliorer sa fluidité sans nuire à la sécurité avec par exemple, l’aménagement en deux voies alternées sur les tronçons de Vérigné ou de la levée de Briollay.

Par ailleurs, la 1ère circonscription dispose d’un atout majeur avec la voie de chemin de fer qui la traverse du nord au sud et le projet de tramway de l’agglomération angevine. L’interconnexion train-tram ou mieux encore la compatibilité réciproque des équipements des deux réseaux pourraient, avec l’augmentation de la fréquence des dessertes, transformer l’axe ferroviaire Angers-Sablé en véritable métro aérien. Cela offrirait alors aux usagers de la D 52 une véritable alternative à la voiture et permettrait de redynamiser les bassins d’emplois de Tiercé et de Châteauneuf / Sarthe. De même, une augmentation des dessertes et la création de nouvelles lignes de cars entre Angers, Feneu, Champigné et Marigné permettraient de désengorger en cet important axe routier pour le Haut-Anjou. Dans les deux cas, l’amélioration du service passe vraisemblablement par la remise en cause des monopoles respectifs de la SNCF et de la COTRA.

Si vous me donnez votre confiance, je me battrais pour que nous ne soyons pas obligé d’attendre une Directive européenne pour bénéficier des bienfaits de la libre concurrence dans les transports.

Mes priorités pour la 1ère circonscription (1/4)

La moralisation de la vie politique 

Sur la 1ère circonscription du Maine-et-loire comme ailleurs en France, nous subissons une pratique dévoyée de nos institutions qui éloigne nos élus des préoccupations réelles de leurs administrés. La politique devient trop souvent un mode de subsistance, une profession en tant que telle, où carriérisme et opportunisme font perdre le sens des valeurs et parfois même des réalités aux élus. L’affaire des parachutes en or des députés est à ce titre révélatrice du cynisme ou pour le moins de l’inconséquence d’une partie de la classe politique actuelle. De même, comment ne pas condamner le manque total de respect envers les électeurs lorsque l’on postule à un mandat sans attendre d’avoir fini le précédent, que l’on multiplie les mandats et les fonctions ou que l’on se présente à une élection tout en sachant qu’un poste ministériel vous est acquis. Le résultat ce sont un mandat, un territoire, des administrés laissés à un colistier ou un suppléant à qui les électeurs n’ont pas explicitement donné leur confiance.

Sur la 1ère circonscription, nous vivons cette situation à nos dépends depuis près de 20 ans. Il est temps de mettre un terme à ces vieilles pratiques politiciennes.

Je m’engage si je suis élu à ne briguer aucun autre mandat comme le stipule le programme d'Alternative Libérale.

lundi, 21 mai 2007

Ma profession de foi

Je veux être le député dont vous êtes fiers, celui qui ouvre des portes à la liberté !

J’ai décidé de m’engager dans le combat politique et de me présenter devant vous car depuis trop d’années la France et chacun d’entre-nous avec elle subissons une lente agonie entretenue par un Etat omniprésent mais impotent. Je ne l’accepte plus.

Je n’accepte plus que mon fils de 8 mois ait déjà 30.000 € de dettes publiques sur la tête et dans 20 ans, si nous ne changeons rien, qu’il n’ait pour seul choix que l’expatriation ou l’esclavage.

Je n’accepte plus la République bananière dans laquelle nous vivons avec des libertés individuelles et un droit de propriété bafoués, un chômage massif, des déficits abyssaux, des privilèges et des passe-droits.

Je n’accepte plus le carriérisme de nos élus et de nos dirigeants qui voient dans la politique une source d’enrichissement et de pouvoir, un moyen de s’assurer des prébendes et d’entretenir des clientèles.

Il est temps de mettre un terme aux « Trente honteuses » que nous laissent en héritage la classe politique actuelle.

En Anjou, nous avons payé et nous payons encore aujourd’hui, un lourd tribut aux politiques étatiques et collectivistes. Notre industrie, Bull, Packard-Bell, Thomson, Continental, est sinistrée. Notre habitat est en crise : flambée des prix, pénurie de logement et de terrains constructibles. Il est temps d’y mettre un terme.

Les entreprises et les salariés ont besoin de plus de liberté et de moins de prélèvements. Plus de liberté pour que les entreprises ne reculent pas devant de nouvelles embauches. Moins de prélèvements pour que les salariés empochent enfin la totalité du fruit de leur travail.

Les locataires et les propriétaires ont besoin du respect du droit de propriété. Un droit de propriété respecté pour que les propriétaires n’aient plus peur de louer leurs logements et que ceux qui souhaitent acheter ou vendre un terrain n’en soient pas interdits pas une réglementation arbitraire.

Ouvrons ensemble des portes à la liberté et retrouvons le chemin d’une société du libre choix.

Je crois aux vertus de la liberté, de la propriété et de la responsabilité pour surmonter nos problèmes actuels et relever les grands défis de demain.

Je crois dans la légitimité des Français à choisir librement l’école de leurs enfants, leur couverture sociale, l’âge de leur départ à la retraite ou leur temps de travail.

Je crois dans la capacité des Français à prendre, par eux-mêmes et pour eux-mêmes, les grandes décisions qui influent sur leur vie.

Pour ce faire, il faut que leur liberté leur soit rendue. C’est notre ambition à Alternative Libérale, c’est notre combat.

Pour gagner ce combat, je vous offre, ce que les autres ne peuvent vous offrir, mon audace et ma liberté.

Je n’ai rien à perdre, ni mandats, ni privilèges, ni strapontin à la direction de l’UMP, de l’UDF ou du PS. Ce que j’ai à gagner c’est la possibilité de me battre avec vous, jour après jour, sans états d’âmes, pour reconquérir notre liberté de choix. C’est la possibilité de demander des comptes à nos administrations défaillantes et de mettre les ministres devant leur responsabilité.

C’est cette audace et cette liberté retrouvées que je souhaite vous offrir en devenant votre représentant à l’Assemblée Nationale pour qu’à nouveau vous soyez fiers de votre député.

dimanche, 08 avril 2007

Le lynx estonien

Ceux qui ont eu la chance de participer à la réunion inaugurale du Comité Maine et Loire d’Alternative Libérale le 9 mars dernier, ont pu rencontrer et écouter Guido Hülsmann, professeur d’économie à l’Université d’Angers et « Senior Fellow » du très prestigieux « Von Mises Institute ».

Angers n’est cependant pas la seule ville de la Région Pays-de-la-Loire à pouvoir s’enorgueillir d’abriter un membre de la nouvelle génération des intellectuels libéraux Européens. A Nantes, c’est Vincent Bénard, collaborateur des Instituts Hayek (Bruxelles) et Turgot (Paris), qui porte le flambeau. Spécialiste du logement, il démontre dans son  dernier article sur son blog Objectif Liberté (http://www.u-blog.net/liberte/), que son talent et sa maîtrise de l’analyse économique ne s’arrête pas à ce seul domaine.

Dans une analyse synthétique et particulièrement bien argumentée, Vincent explique en quelques lignes les fondements du miracle estonien (corrélation entre la croissance du PIB et la modicité du poids de l’Etat).

Après le tigre celte, l’Irlande, c’est donc le lynx balte qui nous montre la voie pour retrouver le chemin de la prospérité.

Sauf à apparaître pour de sombres ignorants ou de vulgaires incompétents, nos dirigeants ne pourront donc plus se cacher bien longtemps derrière la mondialisation ou l’« exception française » afin d’expliquer la stagnation durable de notre pays et leur refus de prendre les décisions qui s’imposent.

Louis-Marie Bachelot

vendredi, 30 mars 2007

Pouvoir d’achat des retraités : l’échec du système par répartition

Hier après-midi, la CGT , la FSU et la FGR ont mobilisé leurs troupes dans le centre d’Angers pour dénoncer la perte de pouvoir d’achat des retraités. Certaines personnes, à la retraite depuis plus de vingt ans, auraient perdu jusqu’à 25% selon les organisateurs de la manifestation. Par ailleurs, la retraite moyenne en Anjou serait de 850 € contre 1 020 € au niveau national.

Le constat est indéniable. Il est terrible et on ne peut que compatir face aux situations personnelles parfois extrêmement difficiles dans lesquelles se trouvent certaines personnes à la retraite.

Malheureusement, comme à l’accoutumée, la CGT et ses acolytes, se trompent de solution en choisissant la voie étatique. Leur revendication d’une retraite d’un montant minimum égal au Smic, lui-même porté à 1 500 € est tout simplement impossible à satisfaire dans notre système actuel par répartition.

En effet, dans le système par répartition, les pensions des retraités sont versées en contrepartie d’un prélèvement concomitant de cotisations sur les actifs. Une augmentation des retraites n’est donc possible que par une augmentation équivalente des ressources des régimes de retraites (augmentation des taux de cotisations, augmentation du nombre d’actifs travaillants, financement par l’impôt) ou par la formation d’un déficit.

Or, aucunes de ces ressources ne peuvent individuellement ou collectivement répondre à une augmentation significative des retraites en l’état actuel de l’économie française. Les cotisations sociales atteignent déjà des niveaux historiquement élevés (environ 100% du salaire net), le nombre d’actifs travaillants est parmi les plus bas des pays européens (chômage élevé, entrée tardive dans la vie active, départ à la retraite précoce), les prélèvements obligatoires culminent à près de la moitié du PIB (44,3%) et les régimes de retraites sont déficitaires de 2 Mds € par an.

De plus, le vieillissement de la population devrait accentuer les difficultés actuelles avec un ratio actifs / retraités dont une dégradation très rapide est prévue dans les années à venir (de 2,1 aujourd’hui à 1,5 en 2020 puis 1 en 2050).

medium_bebe_dette.jpgA moins de vouer nos enfants à l’esclavage – nous avons déjà accumulé 2 000 Mds € de dettes – ils nous faut donc remédier au problème des retraites dès aujourd’hui en sortant de manière progressive du système par répartition. Une meilleure gestion des régimes actuels par une mise en concurrence et une plus grande équité en mettant fin aux régimes spéciaux permettraient aux Français d’épargner pour leur retraite propre une partie des sommes qu’ils versent actuellement en cotisations. Versée toute au long de la vie active, cette épargne représenterait, alors, à l’âge de la retraite un véritable patrimoine permettant de conserver de manière pérenne un pouvoir d’achat significatif et qui serait, par ailleurs, transmissible.

Louis-Marie Bachelot

mercredi, 21 mars 2007

Petite rubrique ordinaire de la faillite de l’Etat nounou

Dans la perspective de notre première réunion publique de campagne, vendredi, à Tiercé, nous sommes allés en ce jour de marché, Patrice Richard, mon suppléant - adjoint au Maire de Tiercé -, Pierre-Yves Le Denmat, militant infatigable de la liberté – il n’avait dormi que trois heures au cours de sa garde à l’hôpital de Cholet – et moi à la rencontre des commerçants Tiercéens.
Au cours des échanges chaleureux que nous avons eus avec ces derniers, deux d’entre eux, Mme Bernaudeau, boulangère, rue d’Anjou, et M. Boutruche, mécaniciens et vendeurs de cycles, nous ont fait part d’anecdotes éloquentes sur la faillite de notre « Etat nounou » dans le domaine de la protection sociale.
La première anecdote souligne la dérive actuelle vers un système de plus en plus restrictif dans lequel la liberté de choix se réduit comme peau de chagrin. Avec stupeur, nous avons, en effet, appris par Mme Bernaudeau que depuis peu, suite à une négociation en catimini de représentants professionnels visiblement non représentatifs, les boulangers n’avaient plus le choix de leur complémentaire santé. Mme Bernaudeau et ses collègues ont vainement tenté de faire entendre leur mécontentement lors de la venue sur Tiercé de Nicolas Sarkozy, le 1er décembre dernier. Mais le service d’ordre du Ministre de l’intérieur les ont malheureusement maintenus à l’écart du candidat à l’élection présidentielle. Nicolas Sarkozy, n’aura, de ce fait pas pu, au moins à cette occasion, entendre le refus des boulangers d’une protection sociale centralisée et monolithique et leur aspiration à la liberté de choix.
De son côté, M. Boutruche qui souffre d’une maladie des yeux nous a indiqué qu’en dépit des lourdes charges URSAFF qu’il paie comme tous les artisans, commerçants et travailleurs indépendants, il devait régulièrement payer de sa poche des frais d’hospitalisation et des « dépassements d’honoraires » pour son traitement. Son ophtalmologue ne peut légalement lui administrer son traitement que dans un cadre hospitalier mais la CPAM ne rembourse pas les frais supplémentaires ainsi générés ! Cet exemple, parmi tant d’autres – frais dentaires, de lunettes, médicaments déremboursés – démontre s’il en était encore besoin que notre système d’assurance maladie est de plus en plus inefficace et injuste. Les cotisations ne cessent d’augmenter pour des remboursements qui s’étiolent réformes après réformes.
La protection sociale et notamment l’assurance maladie est un problème majeur pour les Français qu’il faut prendre à bras le corps.
Ne prenons pas les Français pour des enfants !
Rendons leur leurs « cotisations » – presque l’équivalent de ce qu’ils touchent net à la fin du mois – et mettons fin au monopole de la sécurité sociale. Les Français sauront choisir la couverture santé qui correspond le mieux à leurs besoins, à leur situation personnelle et à celle de leur famille.
Par ailleurs, la multiplicité de l’offre de couverture entre les caisses publiques, les mutuelles et les assurances privées générera une saine émulation qui enclenchera une amélioration croissante du rapport cotisations/remboursements. Les Français en auront enfin pour leurs cotisations.
C’est ce combat pour la liberté de choix et la fin de la gabegie que je souhaite mener à l’Assemblée Nationale, en me faisant l’écho, auprès des ministères et des administrations publiques, des aberrations que chacun d’entre nous vivons et subissons au quotidien.

Louis-Marie Bachelot

samedi, 10 mars 2007

SNCF, à nous de vous faire préférer la voiture

«  La SNCF vend du transport, pas des places assises ! »

 

Au lendemain de la réunion inaugurale de notre comité local à Angers, je me suis rendu, avec ma femme et mon fils, dans le Saumurois, chez mes beaux-parents, pour y passer le week-end en famille.

Nous avons pris pour l’occasion le train de 12h31 en direction de Tours et visiblement nous n’étions pas les seuls à vouloir profiter du retour du soleil après plusieurs semaines de pluie.

Au départ d’Angers, nous étions quarante et une personnes serrées comme des sardines en boîte dans l’espace entre les deux compartiments des nouveaux TER. Mis à part 17 « chanceux » - cette partie du train compte 12 sièges et 5 strapontins - les passagers n’ont eu d’autres choix que de rester debout, s’asseoir sur leurs valises ou dans les marches d’accès aux compartiments. Chaque arrêt s’est ainsi transformé en gymkhana pour les passagers souhaitant s’extirper du wagon ou ceux désespérés de devoir jouer des coudes pour s’y faire une petite place.

Néanmoins, passée la Bohalle , le wagon s’était vidé d’une petite dizaine de passagers. Le contrôleur pouvait donc commencer son office.

Au regard de la situation quelque peu anormale, je me suis permis, mi-provocateur, mi-agacé, de demander au contrôleur s’il passait parmi nous pour nous offrir une réduction sur nos billets. La moue de celui-ci suivi d’un « vous savez ce n’est pas de ma faute » n’était visiblement pas la réponse qu’attendait une maman qui portait sa fillette sur ses genoux depuis une vingtaine de minutes. Elle insista alors, à juste titre, pour indiquer qu’il n’était pas acceptable que des billets soient vendus pour un voyage dans de telles conditions. Le contrôleur piqué au vif eu cette réplique symptomatique de la considération que les agents des services publics à la française porte aux « usagers » : « Madame, la SNCF vend du transport, pas des places assises ». S’en suivi un échange poli mais viril sur l’usage des wagons de transport de bestiaux en 41-44 et la transposition en droit national de la directive européenne sur l’ouverture à la concurrence du transport des passagers.

Face au mécontentement perceptible d’un nombre croissant de passagers, le contrôleur sorti alors son arme secrète, des petites cartes en papier sur lesquelles était inscrit le message suivant :

 

Vous souhaitez nous écrire

Service Relations Clients SNCF

62973 ARRAS Cedex 09

Pour tout renseignement SNCF

3665*

*0,34 euros/mn                    TER

La messe était dîtes. Circuler il n’y a rien à voir.

A l’instar de toutes nos entreprises publiques, la SNCF n’a aucune culture du service au client et se fiche éperdument de sa satisfaction. Par ailleurs, sa situation monopolistique lui permet de conserver une attitude arrogante et de vendre ses produits à des tarifs prohibitifs – les 2/3 des revenus de la SNCF étant constitué de subventions, il faut multiplier par trois le prix d’un billet pour avoir son coût réel pour le client-contribuable - au regard de leur qualité – retards à répétition, réduction des dessertes, sur-booking…

Pour le transport ferroviaire comme pour la téléphonie ou le transport aérien, l’amélioration du rapport qualité-prix des produits et services passe inévitablement par la mise en concurrence. Or à défaut de courage politique de la part de nos élus, nous devrons attendre 2011, date butoir de la directive transport, pour pouvoir enfin bénéficier des bienfaits de la concurrence. La SNCF devra s’adapter, pour son plus grand bien et celui de ses clients, comme Air France en son temps, ou mourir et laisser la place à de nouveaux acteurs.

Peut-être aurons nous alors la nostalgie des grèves rituelles pour le passage aux horaires d’été et aux horaires d’hiver et de ces grands blocages qui tous les 3-4 ans nous font redécouvrir pour quelques semaines les plaisirs de la marche à pied, de la bicyclette ou du co-voiturage ? Après tout cela fait 60 ans que l’on accepte sans broncher, et même parfois selon les médias avec complaisance, le bon vouloir de nos chers, très chers cheminots.

Sur cette question comme sur bien d’autres, la balle est dans notre camp. A nous d’assumer nos convictions et de prendre nos responsabilités en exprimant clairement dans les urnes notre refus de supporter plus longtemps cet état de fait.

En ce qui me concerne, je me battrai pour une ouverture immédiate du marché du transport des passagers à la concurrence, seul véritable garant d’un service maximum pour les clients.

vendredi, 09 mars 2007

Le choix d'une école libre

Permettez moi de vous parler d’un rêve que nous, parents et membres d’Alternative Libérale, avons sur le sujet de l’éducation de nos enfants. Ce rêve c’est celui du choix de l’école de nos enfants, celui « d’une école libre ».

 

L’école en crise

 

Le constat est qu’aujourd’hui l'école française est en crise alors que nous consacrons l’un des budgets les plus élevés par élève de toute l’Europe. 66 milliards d’euros en 2005, 20% du budget de l’Etat, le 1er poste budgétaire en augmentation constante depuis 30 ans pour quels résultats :

15 % des élèves, soit 110.000 enfants / an, qui ne maîtrisent pas à la fin du primaire les compétences de base

150 000 élèves (20 % d’une classe d’âge) qui sortent chaque année de l'école sans aucun diplôme.

La 1ère université française classée à la 45ème place mondiale au classement de l’Uni. de Shanghai reconnu internationalement.

 

L’enquête PISA, réalisée par l’OCDE dans presque 60 pays, révèle  ainsi un niveau d’acquisition des connaissances élémentaires assez moyen en France relativement à nos partenaires, particulièrement en ce qui concerne la lecture et l’écriture.

 

Le coût moyen d’un élève en primaire est de 4.490 euros par an, contre 9.060 euros en lycée ! Le retard pris lors de l’acquisition des bases se poursuit tout au long de la scolarité.

 

Il est temps d’arrêter de nous gargariser d’avoir la meilleure école du monde et prendre enfin le taureau par les cornes ou plutôt le mammouth par les défenses.

 

L’inégalité devant la carte scolaire

 

Il existe bien évidemment des disparités considérables entre les établissements d’excellence et ceux qui ne parviennent pas à affronter les difficultés. Or, dans le système de l’éducation nationale publique chaque élève n’a d’autre choix que d’aller dans l’établissement qu’on lui impose administrativement, c’est la fameuse carte scolaire. La liberté de choix n’est réservée, par dérogation, qu’aux mieux informés, aux privilégiés (enfants de ministres, de haut fonctionnaires, d’élus, d’enseignants…). L’enseignement privé est une soupape de sécurité dont on voit les limites avec son succès grandissant dans un système qui l’exècre et qui ne lui donne pas les moyens de son développement.

 

 

« Si tu n'as pas de meilleures notes, tu finiras à l'usine »

 

Par ailleurs, en privilégiant les filières générales, l’Education Nationale a dévalorisé l'enseignement technique et professionnel. D’abord les enseignants des filières générales le présentent comme la voie de garage, réservée aux enfants en situation d’échec, plutôt que comme l’étape d’un choix personnel menant vers des activités valorisantes. Ensuite, l’Etat ne sait pas gérer de façon adéquate ces cursus qui offrent pourtant de bons débouchés. Pour former les futurs boulangers-pâtissiers, bouchers, garagistes, électriciens, maçons ou plombiers, les professeurs doivent être titulaires d'une licence universitaire, mais n’ont pas à connaître le futur métier de leurs élèves. Résultat : ces formations ne sont pas toujours adaptées aux attentes des élèves et au marché du travail.

 

 

De quel droit et au nom de quel principe, peut-on faire croire qu'un intellect abstrait, mathématique ou littéraire, est supérieur à un intellect concret et technique ? Il est d’ailleurs intéressant de voir que les écoles privées, souvent plus respectueuses des capacités et des aspirations des enfants, orientent beaucoup plus facilement leurs élèves vers des filières techniques. Elles savent qu’en maintenant un élève dans une filière inadaptée, celui-ci peut rapidement se sentir dévalorisé dans un environnement qui ne laisse pas de place à l’épanouissement de ses talents plus pratiques. Il peut en résulter un retard dans le développement personnel et un échec scolaire par rejet.

 

En revanche, il est vrai que les passerelles de retour ne sont pas évidentes pour l’élève qui s’est orienté dans le technique et, gagnant en maturité, se découvre le désir de retourner dans une filière générale. Encore une fois, le système n’offre pas la flexibilité qu’en attendent légitimement ses clients naturels, familles et enfants.

 

 

Réforme : revoir la forme ou les fondations ?

 

Les réformes successives tentent systématiquement de répondre aux symptômes sans toucher au fond, c'est-à-dire au principe du monopole de l'Etat sur l’éducation publique. L’Etat veut tout faire et il le fait mal. Prenons l’exemple du collège unique, initialement séducteur dans son principe égalitaire, ne respecte ni la diversité des profils des enfants, ni celle des enseignants. Cette vision collectiviste aboutit à niveler le niveau moyen des écoles, sans favoriser l’émergence locale des talents, qu’il s’agisse de ceux des élèves ou de ceux des enseignants.

 

Nous pourrions également disserter longuement sur l’inadaptation de la formation des enseignants pour faire face aux enjeux auxquels ils sont confrontés sur le terrain (absence de maîtrise des connaissances élémentaires, irrespect, violence,…) Sans parler de l’absurdité d’envoyer les professeurs les moins expérimentés dans les écoles et les classes dans lesquelles les enfants sont le plus en difficulté.

 

 

Notre vision, notre rêve, rendre le choix aux familles et libérer l’école

 

Tout d’abord il ne faut pas confondre instruction et éducation. L’école est là pour transmettre des savoirs, pour instruire mais certainement pas pour éduquer nos enfants à notre place. De même, de quel Droit l'Etat se substitue-t-il à nous parents et aux enseignants, comme il le fait depuis la révolution pour définir le contenu et la manière d’instruire nos enfants. Nous pensons que l’Etat a nulle vocation à instruire lui-même, mais doit définir et garantir les conditions minimales nécessaires à la prise en charge de ce noble objectif par de multiples acteurs, publics et privés, présents et à venir.

 

Ne pas dépenser plus, mais dépenser différemment

 

L’histoire montre qu’il est impossible de réformer progressivement un monstre bureaucratique et centralisé comme l’Education Nationale. Pour résoudre les difficultés de notre système scolaire, nous proposons de modifier l’organisation même de l’Education nationale. Le système de l’administration géante qui impose le même fonctionnement, les mêmes programmes et les mêmes méthodes à toutes les écoles, sans qu’elles puissent s’adapter aux besoins et aux aptitudes de leurs élèves, n’est plus adapté à notre temps. Les enseignants ne doivent plus être des agents exécutant à la lettre des circulaires de l’administration centrale, trop souvent éloignée des réalités. Ils doivent devenir les acteurs d’équipes enseignantes cohérentes, largement impliquées et, de ce fait, motivées par la perspective de faire progresser le projet auquel chacun se trouve étroitement associé. Cela passe par une refonte de leur statut et du mode d’organisation au niveau de chaque école.

 

 

L’Etat finance les écoles choisies par les familles

 

Au lieu de raisonner en budget par établissement, nous préconisons l’allocation par l’État d’une somme proportionnelle au nombre d’enfants inscrits. Cette somme, qui peut différer selon le niveau d’études des enfants, est annuellement votée par le Parlement. Afin de permettre la pluralité de l’enseignement tout en respectant les mêmes règles fondamentales de la vie civique, nous préconisons le financement de l’enseignement par la collectivité, non pas directement aux établissements eux-mêmes, mais via les familles. C’est le principe du « chèque éducation ». Les familles s’adressent sans contrainte aux établissements de leur choix, notamment à des écoles indépendantes, librement créées et gérées, capables d’innover et de faire jouer l’émulation.

 

« L'égalité des chances » ne se décrète pas. Pour s’en approcher au plus près, veillons à ce qu’à chaque étape, chacun puisse valoriser ses compétences le mieux possible en s’adressant à l’établissement de son choix. Nous ne croyons pas qu’il existe une réponse unique satisfaisante pour tous. Les ministres, experts et haut fonctionnaires ne sont pas plus qualifiés que les enseignants eux-mêmes pour prendre des décisions pragmatiques, adaptées et cohérentes avec un projet pédagogique local. Seul un système réellement décentralisé a une chance d’évoluer progressivement en fonction des aspirations et des profils des enfants.

 

Nous proposons également d’ouvrir le corps enseignant à de très bons professionnels du secteur privé, et de laisser se créer des cursus spécialisés liés à des organisations professionnelles, comme c’est le cas dans l'apprentissage.

 

Nous souhaitons enfin permettre aux enseignants audacieux de fonder de nouvelles écoles, avec des pédagogies innovantes, et d’attirer des familles afin que les financements publics les suivent.

 

 

Pour faire de ce rêve une réalité nous proposons les 5 mesures suivantes :

 

Etablir un conventionnement ouvert aux nouveaux établissements pour leur permettre de recevoir un financement public et mettre fin au collège unique ;

 

Garantir une pleine autonomie des établissements tant en terme de gestion, de recrutement que de choix pédagogique ;

 

Attribuer un financement attaché à l’élève pour permettre au parents de faire un choix libre sans contraintes financières ;

 

Ouvrir la formation des enseignants et libérer l’enseignement en supprimant le monopôle des IUFM et du centre national pédagogique ;

 

Permettre une insertion scolaire adaptée pour les enfants des zones difficilement avec notamment la division des grands établissements des zones difficiles en petites unités et l’ouverture d’internats pour les enfants souhaitant s’éloigner d’un environnement hostile.

 

 

Voilà nos grandes pistes pour permettre dans le domaine de l’éducation de retrouver le chemin de la liberté et donc pour nos enfants de retrouver le chemin de la réussite.

 

 

Louis-Marie Bachelot sur la base du programme d'Alternative Libérale