samedi, 16 février 2008

Petites nouvelles du front

Le scrutin du 9 mars s’approche à grand pas et la présence sur le terrain devient de plus en plus critique dans cette élection locale où la proximité pèse presque autant que la « marque » et le programme.

En dépit du froid et du vent cinglant, nous avons donc parcouru le quartier de la Place du Lycée, entre David d’Angers et l’avenue Jeanne d’Arc, pendant près de 3 heures. De boîtes aux lettres en pare-brises et poignées de mains, nous avons distribué plus de 1.000 tracts. Une bonne moyenne horaire.

Comme a l’accoutumée, les rencontres ont été pleines de surprises. En effet, au-delà de l’accueil généralement chaleureux des habitants, c’est à une véritable plongée dans le microcosme politique angevin que nous avons eu droit.

La matinée a ainsi débuté par un échange incongru, à l’angle de la rue Franklin et de l’avenue Jeanne d’Arc, avec Luc Belot, mon ancien concurrent socialiste aux législatives sur la 1ère circonscription et co-listier du Maire sortant. Après les amabilités d’usage, il m’avoue, souriant, qu’il est lui aussi favorable à la suppression du Département.

Quelques dizaines de minutes plus tard et centaines de mètres plus loin, nous nous retrouvons, tracts à la main, côte à côte, avec deux colistiers de Christophe Béchu, dans la petite impasse de la Cité Rochetière. Après leur avoir souhaité bon courage, je profite de l’occasion pour leur transmettre un message à l’attention de leur champion : « Le Président Auxiette m’a répondu, mais j’attends toujours la réponse du Président Béchu ! » (ndlr, réponse à l’invitation officielle à participer à une réunion de travail exploratoire sur notre proposition de faire du Maine-et-Loire le laboratoire expérimental de la suppression du Département).

Enfin, alors que nous remontions la rue du Quinconce, une femme s’arrête en voiture à notre hauteur. Je me dirige vers elle et commence à me présenter. Elle m’interrompt et me dit : « je sais qui vous êtes, je suis une de vos concurrentes ». Je comprends soudain pourquoi son visage ne m’étais pas inconnu : « Bien sûr !, Vous êtes la suppléante de M. Chanteux »…Désolé, de ne pas vous avoir reconnu au premier coup d’œil Mme D’Aubigny.

Le bilan de cette petite matinée est donc plus que fructueux ; de bons contacts avec des habitants du quartier et un message clair à tous les états-majors angevins : Alternative-Libérale est dans la place !