vendredi, 13 avril 2007
Une discussion avec René Bouin sur le bord de la route
Une heureuse coïncidence a mis René Bouin sur notre chemin hier en fin d’après-midi à Feneu.
Nous étions, Patrice Richard et moi, sur le point de repartir sur Tiercé après deux bonnes heures de visite de courtoisie en porte à porte chez les commerçants et habitants de Feneu, dans la perspective de notre réunion publique de ce soir, lorsqu’une voiture s’est arrêtée à notre hauteur. Au volant, René Bouin, député sortant de la 1ère circonscription, à qui nous avions demandé, le matin même, par voie de presse de renoncer à son potentiel parachute en or.
Une fois descendu de sa voiture, nous avons pu engager avec lui une conversation « virile mais correcte » selon l’expression chère à Pierre Albaldéjo.
M. Bouin, visiblement piqué au vif par notre demande, a, tour à tour, démenti le caractère structurellement déficitaire du système d’indemnisation des députés en cas de non réélection, l’existence d’avantages significatifs pour les députés et la faiblesse de son bilan (cf. 5 questions posées au gouvernement en 5 ans).
Entre temps, une bonne connaissance de M. Bouin ayant omis de se présenter s’est arrêtée sur le bord de la route et s’est joint à notre discussion.
A défaut de dénoncer le rallongement de « l’allocation d’attente » de 6 mois à 5 ans des députés, dont il aurait appris la connaissance ces derniers jours dans la presse, et d’accepter d’y renoncer à titre personnel, M. Bouin a concéder que plus de transparence était nécessaire.
Nos points de vue s’accordent par ailleurs sur la nécessité de mettre fin à la sous-représentation des députés issus du privé (dont il est) même si pour nous le problème est en amont du mandat (difficulté à faire campagne et prise de risque maximum pour un salarié, un patron ou un travailleur indépendant) et non pas en aval. Nous avons donc proposé à M. Bouin de communiquer ensemble sur cette question auprès des médias et d’essayer de trouver des solutions communes pour y remédier.
Il s’en est allé d’où il venait sans nous répondre. Peut-être reviendra-t-il vers nous avec des propositions ? Après l’incroyable coïncidence de notre rencontre, tous les rêves sont permis.
Louis-Marie Bachelot
19:00 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Louis-Marie Bachelot, parachute en or des députés, René Bouin, 1ère circonscription Maine et Loire, Alternative-Libérale
jeudi, 12 avril 2007
Non au parachute en or des députés
11:15 Publié dans Dans les médias | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Alternative Libérale, Louis-Marie Bachelot, Angers, indemnités des députés, René Bouin
mercredi, 11 avril 2007
AL Maine & Loire demande aux députés Angevins sortants de renoncer à leur parachute en or
Communiqué de Presse 11 avril 2007
Non au parachute en or des députés !
Passé inaperçu lors de son adoption en 2003, le changement de règle du versement des « allocations d’attente » en cas de non réélection des députés s’étale finalement au grand jour. Au-delà de l’absence scandaleuse d’information lors de son adoption et de la tentative d’escamotage éhontée que mène actuellement la Présidence de l’Assemblée Nationale, ce sont le coût et la nature même de cette mesure que le Comité Maine et Loire d’Alternative Libérale souhaite dénoncer.
« Le Comité Maine et Loire d’Alternative Libérale appelle les députés sortants du département qui seront concernés par cette mesure au terme des élections législatives, et en particulier René Bouin, à renoncer à leur parachute en or ». Louis-Marie Bachelot, responsable du Comité Maine et Loire d’Alternative Libérale, candidat sur la 1ère circonscription du Maine et Loire
En 2003, les députés se sont octroyés, en catimini, une multiplication par dix de la durée de leurs « allocations d’attente » en cas de non réélection la portant de 6 mois à 5 ans. Dégressive, elle est de 100% de l’indemnité, soit 5.132 € net sur les six premiers mois, puis décroît de 70% à 20% par période de 6 mois. L’allocation représente donc une indemnité de plus de 1.000 € au bout de 5 ans et un coût cumulé de 152.560 € par député.
Selon, Patrick Ollier, nouveau Président de l’Assemblée Nationale, cette allocation serait financée par une cotisation de 0,5% prélevée sur les indemnités de base des députés. Or, cette cotisation ne permet de prélever que 926.600 € sur 5 ans soit à peine plus que le coût de la couverture pour 6 députés. En 2002, 79 députés non réélus ont bénéficié de ce système et selon les propres dires de M. Ollier « au bout de deux ans il y en a eu 11 qui ont fait appel à ce fonds » (RTL, 4 avril 2007). Le nouveau système est donc structurellement déficitaire. De plus, sur la base de la seule règle précédente allouant à chaque député non élus 6 mois d’indemnités, le coût des 79 députés non réélus a représenté 2.537.308 € soit plus de 164 mois de cotisation à 0,5% par les 577 députés de l’Assemblée Nationale, c'est-à-dire près de 14 années de cotisations.
Il est donc manifeste que les députés se paient un parachute en or sur le dos des contribuables. Par ailleurs, les arguments utilisés pour justifier cette allocation – difficultés des députés issus du privé à retrouver un emploi, levier pour inciter les non fonctionnaires à se présenter – sont pour le moins peu crédibles. Un ex-député, après 5, 10, 15 ou 20 ans à entretenir ses réseaux, serait-il à ce point inemployable, tel un chômeur de longue durée ? De même, la réalité de la sous représentation des députés issus du privé n’est-elle pas plutôt liée à la difficulté de se présenter lorsque que l’on est salarié ou travailleur indépendant et à l’absence de risque pour ceux issus de la fonction publique ?
Pour ces différentes raisons, le Comité Maine et Loire d’Alternative Libérale demande instamment aux députés sortants qui seraient susceptibles de bénéficier de l’allocation d’attente au terme des élections législatives de juin prochain, de renoncer à ce parachute en or. Le Comité demande en particulier à René Bouin, député sortant de la 1ère circonscription qui ne se représente pas, d’annoncer dès à présent qu’il ne sollicitera pas ce mécanisme. « Suite à la nomination de Mme Narquin au gouvernement en 2002, René Bouin, son suppléant, a perçu pendant 5 ans des indemnités de députés pour un total de plus de 300.000 € net » indique Louis-Marie Bachelot, Responsable du Comité Maine et Loire d’Alternative et candidat sur la 1ère circonscription. « En terme de production, M. Bouin n’a, à son actif, que 5 questions posées au gouvernement, soit une rémunération de 60.000 € par question. Il serait donc véritablement immoral qu’il perçoive un centime de plus des contribuables » ajoute-t-il.
Le Comité Maine et Loire d’Alternative Libérale souhaite également profiter de la venue de François Bayrou à Angers pour l’interpeller sur la question. « Au-delà d’une simple posture, François Bayrou doit se prononcer clairement sur l’abrogation de ce mécanisme s’il accède à la Présidence de la République. S’il le faut, j’irai moi-même lui poser la question ce soir au Parc des Expositions » déclare fermement Louis-Marie Bachelot.
15:36 Publié dans Communiqués de Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Alternative Libérale, Maine et Loire, René Bouin, Louis-Marie Bachelot, indemnités députés, Roselyne Bachelot, François Bayrou



