mardi, 16 octobre 2007
Non au blocage des syndicats
Chers adhérents, chers sympathisants,
Dans moins de deux jours, les syndicats des transports publics, CGT-Cheminots, FO-Transports et Sud-rail en tête, ont décidé de prendre en otage, une nouvelle fois, des centaines de milliers de personnes en imposant la grève à la SNCF et à la RATP.
Face à ces syndicats irresponsables qui s’arc-boutent sur leur monopole de représentation pour conserver sur le dos de leurs concitoyens des privilèges exorbitants, l’association Liberté Chérie se mobilise. Elle organise demain et après-demain, les 17 et 18 octobre des actions de sensibilisation aux réformes et de dénonciation du chantage des syndicats.
Pour soutenir cette action localement et participer à la diffusion des messages de vérité, des militants d’Alternative Libérale ont décidé de prêter main forte aux sympathisants de Liberté Chérie sur Angers comme à Nantes et à Rennes en organisant une distribution de tracts dans les gares d’Angers et de Tiercé.
http://www.liberte-cherie.com/doc/federation/Tract_greves...
Si comme eux vous avez beaucoup de convictions et un peu de temps à consacrer à la défense de la liberté et à l’abolition des privilèges, vous pouvez me contacter ou contacter directement Pierre-Yves Le Denmat, responsable de Liberté Chérie à Angers.
Votre aide sera la bienvenue.
Librement,
Louis-Marie Bachelot
09:40 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grèves, SNCF, RATP, Alternative-Libérale, Liberté Chérie, Angers, Tiercé
samedi, 10 mars 2007
SNCF, à nous de vous faire préférer la voiture
« La SNCF vend du transport, pas des places assises ! »
Au lendemain de la réunion inaugurale de notre comité local à Angers, je me suis rendu, avec ma femme et mon fils, dans le Saumurois, chez mes beaux-parents, pour y passer le week-end en famille.
Nous avons pris pour l’occasion le train de 12h31 en direction de Tours et visiblement nous n’étions pas les seuls à vouloir profiter du retour du soleil après plusieurs semaines de pluie.
Au départ d’Angers, nous étions quarante et une personnes serrées comme des sardines en boîte dans l’espace entre les deux compartiments des nouveaux TER. Mis à part 17 « chanceux » - cette partie du train compte 12 sièges et 5 strapontins - les passagers n’ont eu d’autres choix que de rester debout, s’asseoir sur leurs valises ou dans les marches d’accès aux compartiments. Chaque arrêt s’est ainsi transformé en gymkhana pour les passagers souhaitant s’extirper du wagon ou ceux désespérés de devoir jouer des coudes pour s’y faire une petite place.
Néanmoins, passée la Bohalle , le wagon s’était vidé d’une petite dizaine de passagers. Le contrôleur pouvait donc commencer son office.
Au regard de la situation quelque peu anormale, je me suis permis, mi-provocateur, mi-agacé, de demander au contrôleur s’il passait parmi nous pour nous offrir une réduction sur nos billets. La moue de celui-ci suivi d’un « vous savez ce n’est pas de ma faute » n’était visiblement pas la réponse qu’attendait une maman qui portait sa fillette sur ses genoux depuis une vingtaine de minutes. Elle insista alors, à juste titre, pour indiquer qu’il n’était pas acceptable que des billets soient vendus pour un voyage dans de telles conditions. Le contrôleur piqué au vif eu cette réplique symptomatique de la considération que les agents des services publics à la française porte aux « usagers » : « Madame, la SNCF vend du transport, pas des places assises ». S’en suivi un échange poli mais viril sur l’usage des wagons de transport de bestiaux en 41-44 et la transposition en droit national de la directive européenne sur l’ouverture à la concurrence du transport des passagers.
Face au mécontentement perceptible d’un nombre croissant de passagers, le contrôleur sorti alors son arme secrète, des petites cartes en papier sur lesquelles était inscrit le message suivant :
Vous souhaitez nous écrire
Service Relations Clients SNCF
62973 ARRAS Cedex 09
Pour tout renseignement SNCF
3665*
*0,34 euros/mn TER
La messe était dîtes. Circuler il n’y a rien à voir.
A l’instar de toutes nos entreprises publiques, la SNCF n’a aucune culture du service au client et se fiche éperdument de sa satisfaction. Par ailleurs, sa situation monopolistique lui permet de conserver une attitude arrogante et de vendre ses produits à des tarifs prohibitifs – les 2/3 des revenus de la SNCF étant constitué de subventions, il faut multiplier par trois le prix d’un billet pour avoir son coût réel pour le client-contribuable - au regard de leur qualité – retards à répétition, réduction des dessertes, sur-booking…
Pour le transport ferroviaire comme pour la téléphonie ou le transport aérien, l’amélioration du rapport qualité-prix des produits et services passe inévitablement par la mise en concurrence. Or à défaut de courage politique de la part de nos élus, nous devrons attendre 2011, date butoir de la directive transport, pour pouvoir enfin bénéficier des bienfaits de la concurrence. La SNCF devra s’adapter, pour son plus grand bien et celui de ses clients, comme Air France en son temps, ou mourir et laisser la place à de nouveaux acteurs.
Peut-être aurons nous alors la nostalgie des grèves rituelles pour le passage aux horaires d’été et aux horaires d’hiver et de ces grands blocages qui tous les 3-4 ans nous font redécouvrir pour quelques semaines les plaisirs de la marche à pied, de la bicyclette ou du co-voiturage ? Après tout cela fait 60 ans que l’on accepte sans broncher, et même parfois selon les médias avec complaisance, le bon vouloir de nos chers, très chers cheminots.
Sur cette question comme sur bien d’autres, la balle est dans notre camp. A nous d’assumer nos convictions et de prendre nos responsabilités en exprimant clairement dans les urnes notre refus de supporter plus longtemps cet état de fait.
En ce qui me concerne, je me battrai pour une ouverture immédiate du marché du transport des passagers à la concurrence, seul véritable garant d’un service maximum pour les clients.
23:00 Publié dans Programme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SNCF, service public, monopole



