samedi, 12 mai 2007

Pensez-vous que la présidentielle influencera les législatives

Dans l'hebdomadaire le Haut-Anjou, page spéciale Présidentielle, édition du 11 mai

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Au côté de l'UMP (Marc Laffineur est le président de la fédération départementale) et du PS, l'avis d'Alternative Libérale compte pour les électeurs du nord du département !

Pensez-vous que la présidentielle influencera les législatives?

"Oui, indéniablement, les francçais vont donner une majorité au président nouvellement élu. Nous nous inscrivons dans la lignée de Nicolas Sarkozy. Nous sommes dans la majorité multipolaire qu'il veut rassembler. Nous serons un allié constructif, comme un vieil ami qui n'hésite pas à dire les choses. Nous l'aiderons à rompre avec 30 ans de socialisme."

Louis-Marie Bachelot, candidat d'Alternative Libérale sur la 1ère circonscription

mercredi, 25 avril 2007

Laissons à Sarkozy le bénéfice du doute

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Communiqué de presse

25 avril 2007

S’opposer au socialisme pour préserver l’avenir

Au regard des résultats sans équivoques du premier tour de l’élection présidentielle, le Comité Maine-et-Loire d’Alternative Libérale appellent les adhérents et sympathisants libéraux, dans le respect de leurs convictions personnelles, à s’opposer fermement à la candidature socialiste. Au-delà de l’échéance présidentielle, le Comité Maine-et-Loire entend poursuivre son engagement pour une société du libre choix basée sur la liberté, la propriété et la responsabilité.

« Deux projets nous sont proposés et aucun des deux ne nous convient véritablement. Cependant, il est clair que la France ne peut pas se payer le luxe de cinq ans de socialisme. Nous prenons donc nos responsabilités et appelons à voter Nicolas Sarkozy pour préserver l’avenir. A nous de faire en sorte qu’il s’engage sur le chemin de la liberté ». Louis-Marie Bachelot, responsable du Comité Maine-et-Loire d’Alternative Libérale , Candidat sur la 1ère circonscription du Maine et Loire

Les Français ont pris leur responsabilité en se mobilisant massivement dimanche. Le désaveu des extrêmes qu’ils ont exprimé à près de 80% en renforçant le leadership du Parti Socialiste à gauche et de l’UMP à droite, et en permettant la renaissance d’une force centriste est un message clair pour le futur Président de la République  : nous vous soutenons, vous êtes légitime, ne nous décevez pas.

Les Français ont ainsi explicitement affirmés qu’ils refusent que leur vie soit prise en otage par des mouvements désormais ultra-minoritaires. Le « troisième tour social » annoncé par certains a perdu, dès à présent et pour longtemps, tout début de légitimité.

C’est dans les urnes que les Français aspirent à faire leur choix entre deux projets opposés. Le premier est celui d’une société modelée sur l’idéal socialiste auquel se sont d’ors et déjà rallié les groupuscules trotskystes, marxistes et altermondialistes. Le second d’essence conservatrice et protectionniste laisse peu de place aujourd’hui à la liberté.

Face à ce choix, les libéraux doivent prendre leur responsabilité. C’est pourquoi, le Comité Maine-et-Loire d’Alternative Libérale appelle, en toute indépendance, sans enthousiasme mais sans remords ni arrières pensées à soutenir Nicolas Sarkozy pour s’opposer au socialisme et préserver l’avenir.

En apportant à Nicolas Sarkozy, une partie des voix qui lui manquent aujourd’hui, les libéraux d’Alternative Libérale permettront aux libéraux de la nouvelle majorité présidentielle multipolaire de peser plus fortement qu’ils n’ont pu le faire jusqu’à présent dans les choix et les orientations du futur Président.

Au-delà du second tour de l’élection présidentielle, le Comité Maine-et-Loire d’Alternative Libérale voient dans les échéances électorales à venir de formidables opportunités pour défendre, sur le terrain, les principes de liberté, de propriété et de responsabilité. L’élection de députés libéraux en juin prochain serait, à ce titre, un puissant levier pour amener le futur Président et son gouvernement à s’engager sereinement sur les chemins de la révolution légale et de la société du libre choix.

mardi, 20 mars 2007

Bayrou ou Sarkozy ?

Voilà tout juste une semaine que notre candidat à la présidentielle, Edouard Fillias, disqualifié par le système si peu démocratique des 500 signatures, a annoncé son soutien personnel et celui de notre mouvement à François Bayrou.

 

Bien que ponctuel et clairement limité, ce soutien n’est pas sans soulever des questions et des réprobations parfois vives au sein des adhérents et sympathisants d’Alternative Libérale. C’est le cas en Anjou comme ailleurs.

 

Présent à la conférence de presse d’Edouard le 13 mars, je n’ai pas souhaité réagir à chaud car je suis moi-même partagé sur la question :

 

Les arguments sur la « révolution légale » et les propositions de réformes institutionnelles que nous partageons en grande partie avec l’UDF me semblent tout à fait recevables et pertinents. Je doute, cependant, que François Bayrou réussisse dans un gouvernement et une majorité ouverts aux quatre vents à surmonter les conservatismes de gauche et de droite afin de mettre en œuvre une réforme aussi ambitieuse. Par ailleurs, comme l’a d’ailleurs très bien souligné Edouard, François Bayrou n’est pas un libéral, son programme fiscal notamment en atteste (taxation progressive des énergies fossiles, TVA sociale, harmonisation des politiques fiscales en Europe,…).

 

Certains adhérents et sympathisants auraient préféré un soutien à Nicolas Sarkozy. Mais Nicolas Sarkozy est-il libéral ou du moins plus libéral que François Bayrou ? A l’aune de son programme économique (pilotage politique de la monnaie et des taux d’intérêts, préférence communautaire, harmonisation fiscale,…) et de son action au ministère de l’économie et des finances (interventionnisme dans la fixation des prix, dans les stratégies des groupes industriels privés, renationalisations déguisées…), j’en doute fortement.

 

Bien qu’ayant refusé d’intégrer l’UMP suite à la disparition de Démocratie Libérale, j’ai un temps pensé que les libéraux pourraient de l’intérieur faire avancer les idées libérales au sein de l’UMP. La création du groupe des Réformateurs et la réorganisation des Jeunes Populaires sous l’impulsion de Marie Guévenoux (Bureau_Jeunes_Pop_sept_2004.bmp) et de la majorité de l’équipe jeune avec qui j’avais travaillé pour la campagne d’Alain Madelin en 2002, étaient de bonne augure. Malheureusement, aucun résultat significatif n’a été obtenu par le groupe des Réformateurs pourtant fort de plus de 70 députés et les efforts de démocratie interne et de formation sur le fond des Jeunes Populaires – j’avais élaboré un projet de formation sur trois ans pour les jeunes de l’UMP dont Marie Guévenoux s’était inspirée pour sa campagne interne au poste de Président des Jeunes Pop – ont été balayés d’un revers de main par Nicolas Sarkozy à son arrivée à la tête de l’UMP.

 

A titre personnel, je suis ainsi particulièrement sceptique quant à la volonté et la capacité des deux prétendants à la présidence à « ouvrir des portes à la liberté ». Pour autant, l’abstention ou le vote blanc ne me semble pas, dans le cadre électoral actuel, être de nature à faire avancer nos idées.

 

C’est donc aux candidats Bayrou et Sarkozy, à leurs équipes et à leurs supporteurs de nous convaincre qui d’eux deux sera le plus à même de recevoir notre message et de nous faire avancer sur le chemin de la liberté.

 

Cependant, je suis persuadé que quelque soit le résultat des scrutins des 22 avril et 6 mai prochains, les idées libérales ne seront prises en compte et ne pèseront au-delà de la campagne que si nous rentrons au Parlement.

 

Désormais, le véritable enjeu pour les libéraux n’est pas de savoir quel sera le nom de notre futur Président de la République mais de prendre toute notre place à l’Assemblée Nationale.

 

Le 17 juin prochain, faisons du Palais Bourbon notre Bastille.

 

Louis-Marie Bachelot

 

lundi, 19 mars 2007

Rien ne va plus, les jeux sont faits !

Le Conseil Constitutionnel vient de rendre son « verdict ». Il y aura donc douze candidats présents au premier tour de l’élection présidentielle. L’un d’entre eux suivra peut-être les résultats depuis une cellule de la prison de la Santé mais en tous les cas ils auront tous le même temps de parole et d’antenne, le CSA y veille.

 

Parodie de démocratie et grand guignol

 

Nous allons avoir, pendant cinq semaines, une merveilleuse pluralité dans la dénonciation du libéralisme de la version nationaliste à la version socialiste en passant par la version patriotique, la version marxiste-léniniste ou les versions trotskystes du 1er jour, de la 2ème heure, canal historique ou canal véritable.

 

Tant d’accusateurs pour un accusé absent, jugé par contumace – avec plus de 50% de la richesse nationale prélevée et redistribuée chaque année, la France est plus proche de la République Populaire de Chine que d’un pays semi-libéral comme l’Irlande – un accusé qui n’aura donc pas même droit à un avocat.

 

A moins que François Bayrou ou Nicolas Sarkozy, face à cette litanie anti-libérale, aient un sursaut de courage pour enfin dire à haute voix ce dont les Français prennent conscience peu à peu : La France s’asphyxie lentement sous la chape de plomb des mesures collectivistes et étatiques que les politiciens coulent sur nos têtes depuis plus de trente ans.

 

Cependant, quelque soit leur attitude respective vis-à-vis des idées de liberté, de responsabilité, de propriété et de la société du libre choix à laquelle nous aspirons, nous saurons à Alternative Libérale faire entendre nos points d’accord ou de divergence lors de cette campagne et encore plus lors du « jugement en appel » aux prochaines législatives.

 

Louis-Marie Bachelot