vendredi, 09 avril 2010
Xinthia : l’Etat plus destructeur que la tempête

Face aux expropriations et destructions décidées à la va-vite par l’Etat français, les fédérations Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes du Parti Libéral Démocrate et d’Alternative Libérale apportent leur soutien aux centaines de familles vendéennes et charentaises-maritimes concernées, et dénoncent l’intrusion brutale du gouvernement dans leur vie privée et la violation de leur propriété.
L'Etat a donc décidé de raser 1.393 maisons en Vendée et Charente-Maritime, maisons dont il avait pourtant autorisé la construction et qui pour la plupart n'ont pas ou peu été touchées par la tempête.
Si les gouvernements européens raisonnaient comme le nôtre, l’Italie ferait raser Venise et les Pays-Bas évacueraient 20% de leur territoire situé derrière des polders sous le niveau de la mer. L'humanité a toujours su se développer en contrôlant et en domptant les risques que la nature lui faisait courir. Interdire systématiquement toute construction en zone à risque n’est ni raisonnable ni justifié.
Chaque habitation est exposée à des risques – y compris l'Élysée situé dans le lit de la Seine et qui n'a pourtant pas été rasé six mois après la crue de 1910. Pour que les risques soient correctement maîtrisés, il faut que les premiers concernés, les propriétaires, soient informés et responsabilisés. La mission de l’Etat est de garantir la mise à disposition de la meilleure information possible sur l'exposition aux risques majeurs de chaque terrain. Aujourd'hui, ces informations existent dans ses administrations, mais leur diffusion partielle n'est pas satisfaisante.
En sur-réglementant l'assurance par la loi de 1982, les pouvoirs publics ont totalement faussé la perception du risque couru tant par les propriétaires que par leurs assureurs. En octroyant parcimonieusement et arbitrairement la constructibilité à certains terrains et pas à d'autre, ils ont également empêché la réflexion privée sur la pertinence de construire dans certaines zones plutôt que d'autres, et parfois favorisé des choix scabreux par la garantie publique apportée aux habitations situées en zone constructible. En faisant supporter par les budgets publics l'entretien des ouvrages de protection des zones à risque, ils ont favorisé l'irresponsabilité dans la prise de décision individuelle.
Le Parti Libéral Démocrate et Alternative Libérale affirment que dans une authentique démocratie libérale, il revient aux individus -et à eux seuls- de choisir le niveau de risque auxquels ils s‘exposent, et d’en assumer le coût éventuel. A chacun de trouver un assureur prêt à garantir ses risques, moyennant une modulation des primes, et de financer le renforcement des ouvrages de protection. Opposés à l'expulsion illégitime de ces familles, nous proposons une liberté de choix fondée sur l’accès à l’information et la mise en place de véritables systèmes d'assurances individuelles contre les risques naturelles.
17:21 Publié dans Communiqués de Presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 06 avril 2010
Objectif : front uni des libéraux aux cantonales 2011
Les élections régionales qui viennent de s’achever ont provoqué un véritable séisme dans la scène politique française. Non par la victoire écrasante de l’alliance socialo-écolo-communiste mais par son origine : l’abstention massive de l’électorat centriste et du centre-droit.
Le phénomène a été d’une telle ampleur que les premières conséquences n’ont pas tardé :
- accélération de la refondation de la famille centriste avec la prise de distance du Nouveau Centre vis-à-vis de l’UMP et son rapprochement de l’Alliance Centriste ;
- contestation du leadership de Nicolas Sarkozy au sein même de l’UMP et gel annoncé des dernières velléités réformatrices du gouvernement.
Nous n’avons pas pu, pour des raisons évidentes de manques de moyens humains et financiers, participer à ce scrutin. Nous n’avons pas voulu y participer en collaboration avec d’autres mouvements centristes car les conditions n’étaient plus réunies pour que les idées libérales soient audibles après le ralliement à l’UMP.
Nous nous sommes donc contentés d’être des témoins de ces élections et avons malheureusement du constater que l’UMP et le PS avaient rivalisés dans la surenchère démagogique, la peopolisation et les noms d’oiseaux, tout en évitant soigneusement d’aborder les sujets de fonds :
- explosion de l’endettement, de la dépense publique et de la fiscalité régionale,
- éparpillement des Régions sur des champs d’intervention très éloignés de leur compétence clés,
- recentralisation rampante induite par le remplacement de la taxe professionnelle par la contribution économique territoriale.
C’est pour ces raisons que nous avons fait le choix d’appeler à l’abstention au premier tour et que nous n’avons pas pris parti pour le second tour.
Il nous faut aujourd’hui prendre nos responsabilités et proposer à la partie libérale de cet électorat orphelin une offre politique digne de ce nom. C'est-à-dire une offre présente à l’ensemble des scrutins et qui ne soit pas un simple exutoire. Une offre qui permette aux électeurs libéraux de véritablement peser par leurs bulletins de vote dans la gouvernance locale et nationale de notre pays.
Pour ce faire, nous pensons que trois conditions doivent être ré ;unies :
- rassembler les différentes forces politiques libérales au sein d’un même mouvement,
- identifier une dizaine de mesures clés permettant de libérer en profondeur notre pays et d’améliorer radicalement le cadre de vie des Français,
- trouver des partenaires avec lesquels nous pourrons négocier et mettre en œuvre des contrats de gouvernement locaux et nationaux.
Afin de remplir ces conditions dans les meilleurs délais, nous avons d’ores et déjà engagé et programmé une série d’actions :
Rassembler les différentes forces politiques libérales au sein d’un même mouvement
Le rassemblement des libéraux prend aujourd’hui la forme d’un rapprochement avec le Parti Libéral Démocrate présidé par Aurélien Véron.
Le rassemblement des libéraux passe également part notre capacité à échanger ouvertement et sans tabous avec les parlementaires qui se définissent comme tels. C’est pourquoi nous avons accepté de rencontrer à nouveau, le 28 avril prochain, Hervé Mariton et que nous ferons de même, à l’avenir, avec les autres parlementaires libéraux quel que soit leur rattachement partisan.
Identifier une dizaine de mesures clés permettant de libérer en profondeur notre pays et d’améliorer radicalement le cadre de vie des Français
Afin d’identifier la dizaine de mesure clés, socle de notre futur programme, nous souhaitons vous donner la parole, comme nous nous y étions engagé lors des élections internes de novembre.
Lors de ces réunions, auxquelles vous serez prochainement conviées par les responsables locaux d’AL, nous vous demanderons notamment de débattre sur des propositions de réforme, issues principalement des travaux des think-tanks libéraux, et ce pour chacun des trois piliers fondant à nos yeux promotion d’une authentique démocratie libérale.
Les propositions qui émaneront des Assisses de la Libre Parole seront ensuite reprises et travaillées par le Conseil National pour en faire de véritables mesures Alternative Libérale que le Conseil National présentera lors de notre journée de travail du 19 juin en amont de notre Assemblée Générale.
Trouver des partenaires avec lesquels nous pourrons négocier et mettre en œuvre des contrats de gouvernement locaux et nationaux
Enfin, dans le but de préparer de futurs partenariats électoraux et contrats de gouvernement avec les acteurs libéraux-compatibles de la scène politique française actuelle, nous avons relancé les prises de contacts initiées en amont des élections régio nales avec la famille centriste.
La recomposition accélérée de cette famille politique, partenaire naturel des libéraux à travers l’Europe, est en effet une formidable opportunité dans la perspective des prochaines échéances électorales.
Nous rencontrerons donc, dans les toutes prochaines semaines, les responsables de l’Alliance Centriste et du Nouveau Centre afin d’établir un cadre formel à nos futures interactions et à nos collaborations éventuelles.
Comme vous pouvez le constater, le chemin sur lequel nous nous sommes engagés est long et difficile, mais il est prometteur. C’est le chemin de la liberté. Rejoignez nous et faisons route ensemble, nous avons besoin de votre aide pour franchir tous les obstacles.
Librement,
Louis-Marie Bachelot
Président d'Alternative Libérale







