lundi, 12 mai 2014

POUR UNE EUROPE DES LIBERTÉS

Le 25 mai se tiendront en France les élections européennes. Le Parti Libéral Démocrate ne présentera pas de listes à ce scrutin peu couvert par les médias et promis à une très forte abstention. Nous vous présentons néanmoins notre vision de l'Europe, et vous encourageons à nous rejoindre si vous souhaitez donner de la force à notre discours.

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1/ Nous aimons l’Europe parce qu’elle nous a apporté la paix et a élargi l’espace de nos échanges, de nos vies et de nos libertés.

2/ Nous voulons que l’Europe protège ces libertés, en sanctuarisant la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux au sein de l’espace européen. Nous attendons qu’elle achève le grand marché intérieur en permettant non seulement à l’industrie, mais aussi aux services et à l’agriculture, de s’installer et de vendre librement sur ce marché, sans que des barrières, des subventions ou des règlements protectionnistes viennent l’entraver. Ainsi l’Europe donnera aux Européens plus de libertés, plus de croissance, plus d’emplois et de pouvoir d’achat.

3/ Nous attendons que l’Union respecte notre diversité, nos modes de vie, nos cultures. Au cours des dernières décennies, elle s’est arrogé des droits qui ne sont pas les siens en intervenant, parfois avec des régulations absurdes,  dans des domaines qui n’étaient pas de sa compétence. Elle doit laisser aux Etats-membres, comme le stipulent les traités, les compétences qui sont les leurs, qui n'ont pas besoin d’être harmonisées avec celles des autres car elles concernent l’organisation politique, culturelle et économique de chaque pays. Par contre, les Etats-membres ne doivent pas en profiter pour élever des barrières protectionnistes et doivent laisser à l’Union ce qu’elle peut faire mieux qu’eux : s’assurer que la libre concurrence est respectée sur le marché intérieur, sans distorsion, ni formation d’entente, ni interférence des Etats dans l’économie ;  négocier des accords de libre-échange avec d’autres pays extérieurs à l’UE ; inciter le conseil européen – qui représente les Etats-membres – à s’accorder sur des questions de diplomatie et de défense.

4/ L’Europe doit être plus démocratique. Une réforme de ses institutions devrait instaurer un régime parlementaire, avec un Parlement aux pouvoirs renforcés et qui élit – et éventuellement censure – l’exécutif européen.

5/ L’Europe devrait être moins dépensière. Parlementaires, fonctionnaires et commissaires devraient être moins nombreux, et leurs revenus fiscalisés, comme ceux de tout autre citoyen, dans leur pays d’origine.

6/ Sa création n’était pas une bonne idée, mais l’euro n’est pas la cause de tous nos maux. Les pays économes et vertueux avec l’argent public vivent très bien avec lui. L’Union doit renforcer, avec les Etats membres de cette zone, les mécanismes de désendettement et du retour à l’équilibre budgétaire, afin de retrouver la croissance et recréer des emplois. Les banques centrales, dont la BCE, doivent être totalement indépendantes et éviter l’inflation. Les banques des pays qui émettent des dettes souveraines doivent être soumises à un ratio de fonds propres proportionnel au risque de défaut de ces pays.

Avec ces mesures, nous pensons que l’Europe ira mieux, que l’euro aussi, et les Européens également.

lundi, 14 avril 2014

Subsidiarité et concurrence pour une réforme pérenne des collectivités territoriales

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Depuis le discours de politique générale de Manuel Valls il y a une semaine, le serpent de mer de la réforme du « mille-feuilles » des collectivités territoriales a refait surface. Toute la sphère politico-médiatique est en ébullition et s'efforce de décrypter ce que sera notre nouveau paysage institutionnel après « la réduction de moitié du nombre de régions d'ici à 2017 et la suppression des conseils départementaux à l'horizon 2021 ».

Cette annonce devrait pourtant nous laisser perplexe.

Caricature mille-feuille.jpgLa suppression de la clause de compétence générale qui permet à une collectivité - région, département ou commune - d'intervenir dans tous les domaines qu'elle juge nécessaire, est une réforme de bon sens qui fait aujourd'hui l'unanimité ou presque. En revanche, la réduction du nombre de régions et la suppression quasi-simultanée des conseils départementaux relèvent de la gageure tant les oppositions locales sont nombreuses et les risques de dérive manifestes.

un-couteux-mille-feuilles-fe99b.pngSi la pertinence de cette réforme, sous réserve qu’elle se base sur les principes de subsidiarité et de concurrence, n’est plus à démontrer (amélioration de l’efficacité et de la cohérence des missions menées par les collectivités, meilleure adéquation des prestations et des services aux réalités individuelles des bénéficiaires, réduction des coûts, meilleur contrôle par les citoyens), elle doit également être l’occasion d’une remise à plat et d’une décrue des domaines d’intervention de la sphère publique afin de rendre toute sa place à la société civile.

La tentation pourrait en effet être forte pour nos politiques les plus jacobins de profiter de cette simplification du « mille-feuilles » pour dupliquer au niveau supra-régional, les pratiques centralisatrices et interventionnistes de l’Etat national.

Cette réforme doit donc être pensée et conduite au niveau local, sans esprit d’uniformité, par l’ensemble des parties prenantes.

C'est en tous les cas ce que je m'efforcerai de défendre aux élections locales de mars prochain sur Angers.